Articles

Concentration d'erreurs record !

Image
Midi Libre alimente régulièrement mon blog, eh oui, la presse quotidienne locale n'a pas le temps de faire corriger ses articles et nous sort beaucoup de perles, mais là je dois dire que j'ai rarement vu une telle concentration d'erreurs !  (Article du dimanche 8 septembre. Midi Libre édition d'Alès) Petit zoom :  1° Il y a la question du nombre (singulier/pluriel) avec "aucun", rappelons que dans le sens négatif, qui signifie l'absence de, est toujours au singulier, il aurait fallu écrire : "aucun dégât important".  Si le correcteur orthographique ne souligne pas "aucuns" c'est parce que la forme "d'aucuns" peut prendre un "s", mais dans un sens différent : c'est une forme littéraire signifiant "certaines personnes". 2° Erreur d'emploi du temps verbal : "ne seront constatés", l'emploi du futur est erroné dans la formulation de l'hypothèse. Il aurait fallu écrire "si ...

Quelques rimes en iiiiiiii !

Image
 La prononciation française est bien pratique pour les poètes qui peuvent faire rimer plein de terminaisons : finit, fini, finie, finis, finies...  Voici deux exemples où les auteurs ont oublié les bons vieux exercices du bled et sont allés un peu vite en tapant leur texte sur le clavier.  Ce ne sont pourtant pas des exceptions qui pourraient donner lieu à de longues explications...  Ici, les auteurs semblent adeptes de l'écriture SMS, peut-être par manque de place sur la tétine...  D'une part, même si l'on abrège "mat'" pour "matinée", on aurait pu écrire "grasses" en entier. D'autre part, confusion entre le verbe conjugué : "Il finit" et le participe passé .  À noter cependant qu'on aurait pu l'écrire de deux manières : soit en le considérant comme une formule invariable : "Fini les grasses mat', j'arrive !", soit en le considérant comme un participe passé classique, qui s'accorderait logiquemen...

On est / On n'est... pas sortis de l'auberge !

Image
Pas besoin de grandes explications, si la négation ne s'entend pas dans la prononciation du "n'", elle reste très claire grâce à l'emploi du "pas", ou autre mot négatif.  Dans ce cas, difficile de comprendre cette erreur sur le site de France Culture ( L'usage des langues régionales est-il si dangereux pour la République ? ) où j'ai voulu aller réécouter une émission sur mon thème favori : les langues régionales.  Dans la transcription des propos de l'invitée (Marie Costa, élue catalane), la négation a été amputée d'une moitié qui eût été nécessaire à l'écrit.  On n'épiloguera pas sur la question, n'oubliez pas la négation ! 

Imprimer sa pâte OU imprimer sa patte ?

Image
Les expressions avec les mots patte / pâte ne manquent pas, le plus souvent on identifie aisément s'il s'agit de celle du chat ou de celle du boulanger :  Mettre la main à la pâte (ça colle !) Être une bonne pâte (point trop n'en faut)         Faire patte de velours (avant de sortir les griffes ?)           Montrer patte blanche (celle du grand méchant loup)           Retomber sur ses pattes (quand on en a quatre, c'est plus simple). Mais parfois, le doute s'installe... Dans cet article sur un nouveau restaurateur qui vient de reprendre le Café Graphique dans ma belle ville d'Alès, la journaliste n'a pas pris le temps, ou la peine, de chercher à le dissiper...  Vous aurez compris que l'orthographe est erronée, on trouve ainsi dans le dictionnaire Larousse la définition du nom "patte" :  - "Habileté technique, tour de main"  - "Qualité de style propre à un écrivain".  On aurait pu ima...

Au grès de OU au gré de ? Malgrés OU malgré ?

Image
Cette fois-ci, pas de grammaire, pas de conjugaison, juste de la pure orthographe d'usage, des lettres à photographier si on n'a pas de traducteur automatique disponible !  Le piège du s final : non, il n'y a aucun s à "parmi", mais il y en a un à "hormis", ne cherchez pas la logique... On hésite aussi souvent sur l'orthographe de "malgrés" / "malgré". On ne tiendra donc pas rigueur de cette erreur à Margaux Motin, dessinatrice de talent, qui sensibilise son public à la biodiversité avec cette petite série de dessins sur le hérisson ! Le grès est une roche sédimentaire, formée de petits grains de sable agglomérés.  Ici, rien à voir, dans l'expression "au gré de", de même que dans "contre son gré", il signifie la volonté, c'est la même racine que dans "malgré", "agréer", "agréable" (et pas *agrésable).  Dans l'emploi de ce mot, veillez également à ne pas mélanger les exp...

Le plurilinguisme aide à l'écriture du français (évidemment !)

Image
Malgré les travaux édifiants de Gilbert Dalgalian et d'autres linguistes, le grand public français a encore beaucoup d'a priori et de craintes concernant le bilinguisme et le plurilinguisme précoces (chez les jeunes enfants). À titre d'exemple (totalement anecdotique, mais révélateur tout de même), un erreur trouvée dans cette BD publiée aux Éditions DARGAUD, qu'un ami m'a offerte (je me demande pourquoi ?!). Une plongée dans cette époque trouble, controversée, retrace l'évolution de la prise en compte des revendications nationalistes depuis Charles Pasqua, jusqu'à Sarkozy et Valls. On peut souligner le courage de l'autrice, Hélène Constanty qui, même aujourd'hui, n'a pas dû se faire que des amis, d'un côté comme de l'autre, dénonçant à la fois les dérives des mouvements indépendantistes et l'autoritarisme de l'État français. Dans l'épilogue du livre édité en 2021, il est dit : "Yvan Colonna est toujours incarcéré sur le ...

Circonflexes traîtres... notre / nôtre

Image
C'est souvent les erreurs les plus grosses ou les plus grossières qui échappent à l'œil aiguisé du correcteur...  La très bonne BD Le co mbat du siècle  retrace la vie de "Smokin' Joe" Frazier, le boxeur qui a grandi dans les champs de coton de Caroline du Sud, et affronté Mohamed Ali en 1971, dans un match de boxe qui prenait alors une dimension éminemment politique. Le récit est rondement mené, le destin personnel du héros se mêle aux enjeux politiques de l'époque, une belle fresque historique !  Mais je ne m'étendrai pas plus en critique littéraire, si je vous parle de ce livre, c'est parce qu'une erreur s'y est glissée, et pas dans un petit coin de bulle... Le résumé de quatrième de couverture se termine sur un léger oubli...  La langue française, bien que très fournie en homophones et homographes, cherche cependant parfois à distinguer deux mots de fonction différente par leur orthographe, dans ce cas, elle a souvent recours à l'accent...

Les Cévennes, étymologies fantasmées...

Image
 C'est bien connu, Jules César parlait français et quand il a traversé notre belle région des Cévennes, il l'a baptisée "Sept veines", du nom des 7 cours d'eau y prenant leur source...  Bien jolie histoire, légende très attractive pour les touristes puisque mettant en scène un personnage historique bien connu, mais totalement infondée scientifiquement !  On la retrouve pourtant relayée par de nombreux sites - y compris dans la communication officielle de la région Occitanie : https://www.tourisme-occitanie.com/fr/fiche/itineraire/road-trip-photo-dans-les-cevennes-st-jean-du-gard_TFOITICRTL1643908683/ - ou sur du marketing d'objets (étiquettes de bouteilles de vin, produits du terroir tels la crème de marrons ou le pélardon...). Je ne parlerai même pas du trait d'union en trop entre "vous" et "voilà", qui est hors sujet ici, mais qui pourrait m'être reproché si j'omettais de le citer. Revenons à nos Cévennes : une autre hypothèse...

Ils nous rendent dingues, ces moustiques !

Image
 Les maladies exotiques prêtent à confusion !  https://twitter.com/objectifgard/status/1537155614723526657 La dengue est une maladie infectieuse propagée par le moustique tigre, qui petit à petit s'immisce dans nos régions méditerranéennes.  D'après le dictionnaire de l'Académie française, le nom date du XIXe siècle et a été emprunté à l’anglo-américain, par l’intermédiaire du parler des esclaves noirs, du swahili de Zanzibar, dinga, denga,  "attaque subite semblable à une crampe". Il se trouve que dans ce mot précis, la prononciation du phonème "en" est [ɛ̃]. Ce son [ɛ̃] en français peut avoir de très nombreuses graphies, dont la plus fréquente est "in".  Il y a donc en français une homophonie (la même prononciation pour deux mots) entre la "dengue", la maladie, et l'adjectif "dingue", qui signifie fou. On comprend dès lors la maladresse de la personne qui s'est chargée de mettre en ligne l'article traitant d...

Juste pour rire, un Premier ministre au nom pas très catholique...

Image
 Je ne m'étendrai pas aujourd'hui en considérations grammaticales complexes, accords ou temps verbaux.  Un peu de simplicité en cette veille de Saint-Sylvestre, je vous fais juste partager le rire qui m'a pris en voyant comment Midi Libre avait déformé le nom de notre cher Premier ministre :  Moi, ça me rappelle le dessin animé de ma jeunesse Cat's Eyes, j'imagine alors M. Castex en tenue de latex, lancer des petits cartons de contraventions du bout de ses longs doigts aux employeurs qui n'auront pas assez de télétravailleurs...  Mon esprit divague, ce doit être la fatigue d'une année chargée à tous points de vue, bientôt nous allons fêter l'arrivée de la nouvelle, puisse-t-elle nous apporter un peu plus de légèreté ! 

Se rendre compte - accord du participe passé

Image
Aujourd'hui, c'est le petit jeu des deux erreurs. Avant que je vous donne la solution, je vous laisse retrouver par vous-même les deux bourdes de la personne chargée de rédiger les articles internet pour France Bleu ! Comme l'indique le titre de l'article, il y a effectivement un couac avec l'accord de la locution verbale "se rendre compte". En effet, "compte" étant considéré comme le COD, l'accord se fera forcément au masculin singulier, donc : "rendu compte", quel que soit le sujet :            Elles se sont rendu compte...  À  la différence du verbe "se rendre", pronominal, qui, lui s'accorde dans les autres cas :            Elles se sont rendues à l'évidence.           Ils s'étaient rendus à l'hôpital beaucoup trop tard... La deuxième erreur de ce petit paragraphe a été corrigée par la suite (si vous suivez le lien), c'est bien le participe passé du verbe "réagir", qui bien évidemment, ne ...

Un cheval, des chevaux, un mal, des *mots !

Image
 Trop mignon... Si c'était écrit par un enfant de primaire, et pas par un journaliste de Midi Libre !  Dédicace encore une fois à mon quotidien régional qui, comme toujours, se dispense joyeusement de correction pour ses articles. Deux erreurs en quelques lignes, ça commence à faire ! Un classique avec un participe non accordé (pourtant "reçu" est employé avec l'auxiliaire être, il faudrait donc y ajouter un petit "s"), mais surtout, mais j'ai cru m'étrangler en lisant que les enfants avaient des "mots de tête" !  Je vais pouvoir rebaptiser mon blog : "Les mots / maux de ma plume" ! Merci Midi Libre ! https://www.midilibre.fr/2020/11/06/ales-port-du-masque-a-lecole-des-parents-manifestent-9186443.php?fbclid=IwAR1iEntcqS_rbpCZRdJYpL9zOv0da89gKC5eSJuo9fp3eGFWqWC3oLGj4dM

Pour tous les associables...

Image
  Je découvre aujourd'hui ce message, partagé sur LinkedIn par une amie. Certes optimiste, il n'en trahit pas moins une confusion que j'ai souvent entendue à l'oral, mais fort heureusement peu vue écrite !  L'adjectif "associable" ne figure d'ailleurs ni dans le Larousse ni dans le petit Robert !  Seul le wikitionnaire le mentionne avec pour définition première : "Que l'on peut associer" (ce qui est en totale opposition avec le sens dans lequel il était utilisé ici) et en deuxième définition, cette fameuse confusion avec "asocial". Car, encore une fois, le français ne peut se targuer d'une grande régularité dans la formation des mots : le contraire de "sociable" ("Qui se lie facilement aux autres et avec qui il est agréable de vivre", Larousse) est donc "asocial" (un seul "s", au passage) ou encore "insociable" (que je ne me souviens pas avoir entendu ou lu où que ce soit).....

De la place du "u" et de l'esthétisme de l'orthographe !

Image
Passionnée de calligraphie, même si je pratique peu, je suis inscrite dans plusieurs groupes Facebook ayant trait à cet art, et je me plais à contempler les œuvres, plus ou moins abouties de mes camarades, mais c'est le jeu ! Or, lorsque l'on passe beaucoup de temps à préparer son support, que le support lui-même coûte parfois cher, et que l'on met beaucoup de cœur à l'ouvrage, il est bien dommage de laisser passer de vilaines fautes d'orthographe... Vous me direz que l'étourderie peut jouer, quand on est plus concentré à tracer ses lettres sans faire de tache d'encre qu'à réfléchir à telle ou telle sournoise règle de grammaire... Mais ici, l'erreur est classique, et encore plus dans le dérivé "recueil" : le Parisien recense un nombre significatif d'exemples d'erreurs sur ce mot ici  : Et pourtant, ainsi écrit, le mot devrait se prononcer "resseuil" [rœsœj] ! Il s'agit donc d'une confusion due au fait qu...

Philosophie et orthographe... Tous / Tout

Image
Facebook regorge de belles phrases, pas toujours écrites avec une belle orthographe ! Un de mes amis a partagé celle-ci, qui me permet de rebondir sur le cas délicat de tout / tous. Je vous laisse découvrir la perle : Il est vrai que l'emploi de tout / tous peut susciter quelques interrogations, légitimes, étant donné que le mot "tout" peut avoir pas moins de 5 natures différentes :  Définitions "tout" dictionnaire Larousse  : - adverbe, donc invariable, il s'applique à un adjectif ou à un autre adverbe. (Elle était toute contente) - adjectif indéfini, l'emploi le plus fréquent, qui s'accorde, et recouvre différents sens selon son usage - adjectif qualificatif, qui s'accorde, donc, également. (Il a mangé tout le chocolat) - pronom indéfini invariable. (Tout va bien !) - nom, seul cas dans lequel le pluriel "touts" est admis (Son œuvre artistique forme un tout / Leurs œuvres artistiques forment des touts distincts mais qui s...

Être ou fumer, quelle question !

Image
Ma lecture BD de ce week-end, l'adaptation des Hauts de Hurlevent d'Emily Brontë, aux éditions DELCOURT collection Ex-Libris. Une édition pas très récente (2012) que j'ai empruntée à ma médiathèque préférée !  L'adaptation BD me semble plutôt réussie (n'ayant pas lu le roman...), et l'histoire est pleine de rebondissements, avec des personnages bien noirs, comme on les aime !  Si j'en parle ici, c'est que je suis tombée sur une faute de conjugaison que je n'aurais jamais cru voir !  Une erreur qui montre soit l'inattention du correcteur, soit une belle confusion entre les verbes, les personnes et les temps... Reprenons :  - Sujet : "Edgar et moi-même" = NOUS, première personne du singulier. - Verbe "être" (et non pas "fumer" !). - Temps verbal : passé simple de l'indicatif.  Il aurait donc fallu écrire "fûmes" (si vous avez un doute quant aux formes du passé simple et de l...

fut / fût, eut / eût : le snobisme de l'accent circonflexe !

Image
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Cela pourrait être la devise de la grammaire française et de ses nombreuses exceptions... Dans ce contexte, quand on veut faire "savant", on complique, et on se rajoute des petits chapeaux pour le plaisir d'enjoliver ses belles phrases ! C'est ce qu'ont fait les rédacteurs de l'office de tourisme de Moulins, région qui se targue de posséder quantité de témoins de son riche passé. Et voilà ce que ça donne : Avec un petit zoom sur le texte : [Lien vers le site si le cœur vous en dit !  Moulins-tourisme ] Petit rappel donc : la conjugaison du verbe être au passé simple : (même remarque pour le verbe avoir, que je signale à côté, pour une fois qu'on trouve une régularité !)     je fus                            j'eus     tu fus                            tu eus ...

qui / qu'il / qu'ils / qu'y

Image
Les exercices classiques de nos vieux Bescherelles vous hantent peut-être encore ! Ces / ses / c'est La / L'a Ma / M'a... Dans ce cas (qui / qu'il), il ne s'agit pourtant pas d'un homophone au sens strict du terme. La plupart du temps, la distinction entre qui et qu'il est évidente. Mais la prononciation parfois hâtive du français nous induit en erreur, ne permettant pas d'entendre le "l" du pronom personnel "il" ou "ils". Dans ce cas, on peut remplacer par "elle" ou "elles" pour ôter le doute, ce qui aurait évité l'erreur à l'illustratrice du dessin ci-dessous :  © Angeline Sirba On aurait dit : "Qu'elle disait, l'autre", notre cher président eût-il été une femme ! Si l'on devait corriger cette phrase, on pourrait proposer la forme "qu'il disait l'autre"; comme dans les BD d'Astérix où l'on voit régulièrement les légionnaires romai...

Bêtise record ! Quand Midi Libre se la joue people...

Image
Article du Midi Libre Quand Midi Libre se la joue people, la qualité de la rédaction est à la hauteur du contenu !  Petite dédicace aux dirigeants de Midi Libre qui considèrent qu'un journaliste est en même temps un correcteur et qu'il peut se corriger lui-même, aussi bien dans les pages régionales où les perles ne manquent pas, que dans leurs pages nationales et même, comme ici, dans les gros titres de leurs newsletters !  Pour info donc : deux négations s'annulent : il faut choisir ! Soit on dit : "un record inégalé" Soit : "un record jamais égalé" Mais là... on n'est jamais arrivé à ne pas égaler ce type record sans égal !*** Logique ?!!!

Une maman de Cerise un peu étourdie !

Image
Vous connaissez les Carnets de Cerise ? Très bonne BD jeunesse, agréable à lire pour les adultes aussi, pourquoi pas ? Bien écrite (Joris Chamblain), avec beaucoup de fraîcheur, de belles illustrations d'Aurélie Neyret, une édition soignée ( É ditions Soleil, collection Métamorphoses). Pour ceux qui ne connaissent pas : une petite fille, Cerise, rêve de devenir romancière et rédige des carnets dans lesquels elle parle d'elle, de ses amies, mais surtout des énigmes qu'elle essaie de résoudre. Et il s'en passe, des choses, dans le village de Cerise ! Le Tome 1, Le zoo pétrifié , tout en posant le cadre de l'histoire, des relations de Cerise avec sa maman, nous emmène à la rencontre d'un ancien gardien de zoo désœuvré à qui Cerise et ses amis vont rendre un peu de baume au cœur. Le tome 5, annoncé comme le tout dernier de la série (on peut toujours rêver à une éventuelle suite dans quelques temps...), nous fait vivre les années noires de Cerise, qui a perd...